Conseil départemental de l'Isère

A quand le délit d'inhumanité ?

Brève
09/08/2017

      Il aura fallu un référé du tribunal administratif pour obliger le Département de l'Isère à prendre en charge dans un délai de 48h un migrant de 16 ans d'origine angolaise. Le conseil départemental, à
majorité LR, a pris en effet la décision de suspendre à partir du 1er juillet l'accueil des «personnes mineures isolées étrangères » (MIE), bloquant ainsi toute possibilité de leur prise en charge par le milieu
associatif, et les réduisant à vagabonder, à dormir dans les rues et les parcs...
     Sa vice-présidente prétend même avec morgue que le département n'y "arriverait plus" : ces jeunes n'ont, dit-elle, qu'à attendre, comme les personnes âgées attendent des places en EHPAD, comme d'autres jeunes handicapés attendent des places en établissement... et d'ajouter qu'accueillir ces jeunes mineurs « alimenterait les filières ».
     Or, sur un budget de 1,5 milliard d'euros, le département ne consacre qu'un peu plus de 0,5 % à cette mission d'accueil : une misère comparée aux cadeaux déversés aux patrons gros et petits sous tous les prétextes.
     Une politique révoltante en (très) droite ligne de celle du gouvernement et qui ne manquera pas d'alimenter la filière des préjugés et de la xénophobie.