Brèves

Les gangsters de la finance

Brève
13/12/2017

Un reportage diffusé sur Arte a décrit par le menu comment la banque HSBC, d’abord basée à Hong-Kong, s’est construite à la faveur des guerres et du trafic d’opium opérés par les Britanniques au 19e siècle en Chine, puis s’est développée à l’échelle mondiale jusqu'à aujourd'hui en blanchissant l’argent de la drogue et en faisant fructifier ses gigantesques actifs sur toutes les places financières de la planète avec la complicité des dirigeants politiques et de la justice des grandes puissances. Une leçon de chose qui, d’une façon ou une autre, concerne l’ensemble du système bancaire. La conclusion qui s’impose : ces banques devront être expropriées, sans indemnités.

 

Gemalto : des licenciements pour plus de profits

Brève
13/12/2017

Sur le site de Gémenos, les travailleurs de Gemalto, des cadres pour l’essentiel, ont fait grève contre la suppression de 280 emplois, et ce alors que le groupe, leader de la carte SIM et des cartes bancaires, affiche plus de 300 millions de bénéfices. Au même moment, le groupe Atos annonçait qu’il se portait acquéreur pour plus de 4 milliards, faisant bondir les deux titres en bourse. Nouvelle démonstration que les actionnaires s’engraissent sur le dos des travailleurs : de ceux qu’ils exploitent comme de ceux qu’ils jettent à la rue.

 

Insoumis… sauf aux capitalistes bien français

Brève
13/12/2017

Dans une interview aux Echos, Mélenchon dénonce le fait que la France verse plus au budget européen qu’elle n’en récupère : « Payer des routes aux Roumains et des aéroports aux pays baltes, c'est utile, mais ce n'est pas dans nos moyens actuels. Dans les années où nous sommes en déficit excessif, nous devrions avoir le droit de garder nos 6 milliards ». Propos qu’assurément n’importe quel lepéniste pourrait reprendre à son compte !

Pour Mélenchon ce ne seraient pas les trusts capitalistes qui siphonnent les budgets de l’Etat par milliards ou qui sont la cause du « déficit excessif », mais les Roumains ou habitants des pays Baltes à qui « on » paierait des routes ou des aéroports… construits, disons-le en passant, par des géants du BTP, français ou internationaux. Le leader de la France insoumise trace, lui, la route aux chauvins et aux réacs de tout poil.

Les capitalistes au secours de la planète ?

Brève
13/12/2017

Des dirigeants du monde capitaliste se sont massés autour de Macron au sommet de Paris sur le climat, promettant d'investir dans le vert et la recherche climatique. Cela a l'air d'un gag venant de capitalistes comme Richard Branson, qui s'enrichit avec le trafic aérien.

Quant aux banques qui prétendent lutter contre le changement climatique, comme la BNP, la Société générale, le Crédit agricole et BPCE, elles ont, entre 2015 et 2016, augmenté leurs investissements de 135 % dans les centrales au charbon.

Ces entreprises gagneront à ce sommet un affichage favorable avec des labels « verts » ou éco-responsables en veux-tu, en voilà, pour écouler leur camelote. Mais question climat comme pour le reste, pour elles, c'est « après moi le déluge ».

 

Qui sont les « dodus dormants » ?

Brève
13/12/2017

Le gouvernement justifie la ponction annuelle de 1,5 milliard d'euros sur les organismes HLM, qualifiés de « dodus dormants », en prétendant qu'ils accumulent des trésors de guerre sans investir comme il le faudrait dans la création de nouveaux logements, voire qu'ils rémunèrent un peu trop ses dirigeants. Voilà une critique bien étonnante de la part d'un pouvoir dont le président aime se pavaner aux côtés des hommes les plus riches de la planète.

Et que compte faire Macron de cette ponction ? Construire les logements indispensables ? Pas du tout. Elle serait destinée à compenser la baisse des APL qu'il veut imposer aux locataires. Qui peut croire réellement que cette opération de passe-passe serait sans effet, à la fois sur les loyers et sur la construction et l’entretien des logements dits sociaux? En fait les économies réalisées serviront à subventionner de vrais dodus dormants, ces riches qui, eux, n’ont pas de problèmes pour se loger confortablement.

Pékin déclare la guerre aux travailleurs migrants

Brève
12/12/2017

Après un incendie qui a ravagé des logements insalubres d’une banlieue de Pékin, les autorités ont entrepris leur destruction quasiment immédiate. Les centaines de travailleurs qui y vivaient, des migrants de l’intérieur, des travailleurs qui ont quitté les campagnes dans l’espoir de gagner leur vie, ont été brutalement jetés à la rue. Cette décision révoltante rappelle que les capitalistes chinois et occidentaux prospèrent dans ce pays sur le sang et la sueur de la classe ouvrière.

Dépakine : le profit au mépris de la santé

Brève
12/12/2017

La cour d'appel d'Orléans a confirmé pour la première fois la responsabilité du géant pharmaceutique Sanofi dans la malformation d'un enfant dont la mère prenait de la Dépakine.

La Dépakine est un antiépileptique vendu depuis 50 ans et dont on connaît depuis plus de vingt ans les risques de malformation d’enfants pour les femmes enceintes. Mais Sanofi qui le distribue a largement minimisé ces risques, ne jugeant pas même nécessaire d’en faire une réelle campagne d’information, compromettant la santé de milliers d’enfants, atteints de malformations.

Sanofi annonce qu’il se pourvoira en cassation montrant ainsi son indifférence et son mépris pour les gens qu’il a empoisonnés sur l’autel du profit.

Le capitalisme incapable d'assurer le minimum

Brève
12/12/2017

L’Organisation Internationale du Travail a annoncé que 55 % de la population mondiale vit encore sans aucune protection sociale, que ce soit pour la retraite, le chômage ou la maladie… Cela représente 4 milliards de personnes. Seul 35 % des enfants jouissent d’une réelle protection sociale.

Si certaines régions du monde connaissent quelques progrès comme la Chine, pour d’autres, il y a une régression. Les programmes d’austérité imposés à des pays consistent entre autre à démanteler les systèmes de protection sociale existants. C’est un des constats qui montre l’absurdité du capitalisme incapable d’assurer le minimum à tous alors qu’une poignée de riches baigne dans l’opulence la plus extravagante.

Un monde à feu et à sang

Brève
12/12/2017

En plus des douze Rafales achetés à Dassault, le Qatar s’apprête à acquérir 24 avions de combats auprès d’un constructeur britannique. Le Qatar, qui possède actuellement douze avions de combats, voudrait augmenter  sa flotte à cent avions d’ici quelques années, soit la moitié du nombre d’avions de combat de l’armée française. Mais c’est significatif des menaces qui planent sur les populations du Moyen-Orient, où les Etats s’arment jusqu’aux dents, pour le plus grand profit des marchands d’armes, Dassault en tête.

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